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Préambule
Au Québec, comme dans l’ensemble du
Canada, nous observons depuis plusieurs années une insuffisance du système de
santé actuel à répondre à la demande croissante des soins de santé de sa
population dans un délai raisonnable.
Faits saillants
« La région des Laurentides dispose
d’un réseau de ressources relativement pauvre, en matière de santé publique,
comparativement à l’ensemble du Québec[1]. »
Par ailleurs, « entre 1991 et 2001,
la population des Laurentides s’est accrue de 21,3 %, comparativement à
4,7 % pour l’ensemble du Québec (ISQ, 2002). Les projections démographiques
laissent entrevoir un taux d’accroissement de la population de la région de
11,2 % entre 2001 et 2011, un taux de trois fois supérieur à l’ensemble du
Québec. » Cette croissance devrait se manifester plus spécifiquement dans
notre MRC (Pays-d’en-Haut). De
plus, « cet accroissement atteindrait près de 43.4 % chez la
population des aînés (65 ans et plus), soit l’un des plus rapides au Québec pour
ce groupe d’âge[2]. »
Par surcroît, la région est visitée par un
nombre très important de touristes et villégiateurs qui fréquentent nos
infrastructures de loisirs et de plein air. Lorsqu’ils subissent des blessures,
ils se font soigner dans nos établissements déjà
encombrés.
Sur le territoire de la MRC des
Pays-d’en-Haut, nous ne disposons pas d’établissement hospitalier. Nous devons donc nous déplacer à
Saint-Jérôme et à Sainte-Agathe-des-Monts pour recevoir des soins. Les cliniques médicales locales des
municipalités avoisinant Sainte-Marguerite-du-Lac-Masson et l’Estérel débordent
et le temps d’attente est alarmant.
Dans la municipalité de Ste-Marguerite-du-lac-Masson, il n’y a pas de clinique médicale. Le but de mettre sur pied une coopérative de santé et de regrouper un ensemble de services liés à la santé répondant aux besoins de la population en tout temps.
L’urgence d’agir
Récemment, les directeurs des CSSS des
Laurentides ont estimé à quarante-deux millions de dollars (42 M$) le
manque à gagner pour les soins de santé afin de répondre à l’augmentation de la
demande de la population. Pour la
seule MRC des Pays-d’en-Haut, le manque à gagner représenterait une somme
d’environ quatre millions.
Ils constatent également que même si la population des régions
métropolitaines déménage dans les Laurentides, les budgets en santé eux ne
suivent pas.
La tendance du gouvernement provincial
actuel favorise les partenariats publics privés. À l’instar des municipalités telles que
Saint-Étienne-des-Grès et Gatineau qui en ont fait la démonstration, nous
croyons que l’instauration d’une coopérative de santé dans notre municipalité
serait la solution la mieux adaptée pour répondre aux besoins de l’ensemble de
notre population.
Compte tenu de l’état du réseau de la
santé et de l’accroissement des besoins de la population vieillissante, force
est de constater l’importance pour notre localité de se prendre en main et de se
doter de ressources à la mesure de nos besoins.
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